|
|
|
Dans la
distribution des rôles Qu’elle
impose comme il lui convient Elle
crut prendre pour elle le plus drôle Celui
au goût de fiel , sans parfum Elle
Voulut me sanctionner en m’ attribuant Celui
du second que je jouerai avec brio Non
qu’il me plut passionnément Mais
qui s’imposa à moi sans
un mot Dans
cette guerre déclarée Tout
aurait pu nous séparer La
décadence, du corps et du cœur Les
privations, l’exclusion et la peur Bien
qu’elle eut choisi la tête de l’affiche C’est à
lui que revient la palme d’or D’être
devant, il s’en fiche Car il
est d’avantage encore Il est
« conjoint » c’est ce qu’on dit Mais
reste avant tout mon mari Sans
vouloir tout faire à tous prix Il
lutte pour nous les incompris On
ignore combien de temps Elle
singera le Diable Et
apprécions les bons moments Pareils
a des entractes Qu’était
ce défit que nous lançait la Misérable Si la
pensée d’abdiquer la taraudait C’était
le croire incapable De
vouloir s’acharner à la tuer Désormais
armé jusqu’aux dents Il ne
recule devant rien Et
l’attend jusqu’au tournant Quitte
à se frayer chemin Eloigner
ce mari amoureux Tel fut
le thème de son enjeu Mais il
le devint d’avantage Avec
force mépris et rage Notre
Union devenue « trois » Il
fallut dire adieu au couple Pour que vivent coûte que coûte
La Maladie , Lui et Moi Même si
certains pensent que
notre vie est comédie Il
reste témoin de mes souffrances Qu’il allège , soulage , et adoucit
Et le
bonheur de chaque instant serein Se
multiplie comme les petits pains C’est
le miracle de la vie Celui que De s’aimer à tous prix |