LE RETOUR
DU PETIT PRINCE (1)
 

 

 

 

 

 

 

 


Le Petit Prince cultivait depuis longtemps l'envie,
De revoir cette planète bleue qu'il trouvait si jolie.
Vêtu d'une robe blanche, il entreprit un jour le voyage
Une rose à la main comme unique bagage.
Il parcourut le cosmos assis sur une étoile filante,
Caressant l'espoir de trouver la planète accueillante.
Lorsqu'il posa doucement ses pieds sur la Terre,
Il vit un enfant assis près d'une humble chaumière,
La tête dans ses mains, Il semblait indifférent,
le regard dans le lointain : pas celui d'un enfant.
Doucement, le petit Prince s'approcha de lui,
"Bonjour ami !" dit-il à l'enfant qui tressaillit,
Je viens de la lointaine Planète à la Rose,
 Et c'est près de toi qu'aujourd'hui je me pose"

 

Surpris par cette apparition, l'enfant questionna :
"Existe t’il vraiment une autre planète que celle-là ?"
Dis, veux-tu me dire à quoi ressemble une rose ?
Parce qu'ici on ne connaît pas du tout la chose.
Est-ce une nouvelle arme redoutable et diabolique ?
Dis, j'aimerais bien que tu me l'expliques".
Le regard du Petit Prince balaya le paysage
Il ne comprenait  pas de l'enfant le langage.
Pour lui une rose avait toujours été une rose
Il ne pensait pas qu'on put ignore la chose.
"Dessine-moi un objet de la terre, veux-tu ?"
Répondit'il doucement à l'enfant inconnu,
ALors l‘enfant docilement, sur le bord du chemin
Traça un cercle qu’il entoura d’une multitude de points.

 

Que c’est joli ! est-ce un feu de Bengale ?”
Ou bien la lune ronde avec sa cour d’étoiles?”
“Non”, lui répondit l’enfant au regard soudain sombre :
“Ce n’est pas la lune, ni un feu, c’est une bombe”
Le Petit Prince était triste. Il regarda alors la rose,
Puis dit à l’enfant : “Tiens, vois ce que je te propose :
Je  t’offre un bout de la tige de cette fleur
Plante-là, arrose-la tous les jours avec ferveur,
Prends-en soin jusqu’à ce que des roses,
Un matin de printemps dans ton jardin éclosent.
Tu les offriras à d’autres enfants avec amour,
Qui en cultiveront et les aimeront à leur tour.

 


Ainsi, le jour viendra où tous les enfants de la terre,
Formeront autour d’elle une chaîne sans fin,
Soudés dans leur refus farouche de la guerre,

Ils feront la ronde de la Paix, une rose à la main.”    

Rolande FANES

Sur Coeruleus

 

 

 

 

 

 

Retour accueil