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Extraits des articlesdu « Journal du
SIDA » N°176 de mai-juin 2005 |
VIH et
SENIORS : les
raisons de se faire des cheveux gris. |
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Le VIH/sida n’épargne pas les personnes âgées. Dans des proportions certes moindres que les
autres classes d’âge, mais non moins dignes d’attention et d’action. Pourtant,
la perception du sida comme une maladie de jeunes et les résistances à
admettre une sexualité des seniors ont jusqu’à présent fait de ces dernières
les parents pauvres de la prévention et de la recherche. Ici et là dans le monde, la sonnette d’alarme
commence à être tirée. Il est plus que temps (article de Laetitia Darmon) Les corps ne
prennent pas leur retraite à 60 ans ! Le désir non plus, et actuellement
moins que jamais. La banalisation du divorce, le développement de certains
médicaments, pour pallier les troubles de l’érection, et la diminution des
tabous sexuels sont autant de facteurs qui aident les plus âgés à s’autoriser
et à vivre une vie sexuelle épanouie . Et comme il n’y a pas
d’âge pour faire l’amour, il n’y en a pas non plus pour contracter le VIH.(…) F. contaminée à
l’âge de 67 ans, commençait à refaire sa vie avec un homme, quelques années
après le décès de son mari. Cette femme issue d’un milieu social élevé,
d’habitude si rigoureuse dans sa vie, n’a pas pensé à se protéger ; elle
n’a pas cru que cela pourrait lui arriver à elle. Et pourtant ! Les seniors font partie d’une génération qui imagine le préservatif
surtout comme un moyen L’absence de
connaissances des personnes âgées correspond au manque cruel d’actions de prévention
en leur direction, mais aussi à l’insuffisante prise de conscience des
personnels de santé, qui sont nombreux à ne pas considérer leurs patients
âgés comme étant à risques. (…) Cette ignorance du
risque encouru par les personnes âgées conduite en outre les médecins à
diagnostiquer tardivement le VIH, et ce d’autant plus que les symptômes du
sida peuvent ressembler à ceux de maladies fréquentes chez les seniors.
« La maladie d’Alzheimer, l’arthrite, le diabète, le cancer du sein ou
de la prostate, l’hypertension, les pertes auditives et visuelles touchent
des millions de personnes âgées chaque année et beaucoup de ces maladies
présentent des symptômes communs à ceux du VIH/sida » analyse Andrew
Shippy qui déplore les erreurs et retards de diagnostics que cela entraîne
pour les patients.(…) Les seniors touchés
par le VIH semblent vouloir rester au maximum chez eux, peut-être pour des
questions de confidentialité. Le Dr A ajoute cependant qu’aucun de ses
patients n’a fait le choix d’habiter en maison de retraite médicalisée.
Andrew Shippy est formel : la majorité des seniors séropositifs vivent
seuls et sont isolés de leurs familles et amis. Mais comment aider
les personnes âgées à vivre avec le VIH sans en connaître davantage sur
elles ? comment leur donner les moyens de se protéger sans aborder de
front la question de leurs mœurs ? Il reste beaucoup à faire pour ces
populations, qui sont nos parents, grands-parents, grands-oncles et
grands-tantes. Qui a dit, déjà , que la valeur d’une société se reconnaissait
à la façon dont elle traitait ses vieux ? TEXTE EN
LIGNE : www.arcat-sante.org Le
dossier complet est téléchargeable à : http://www.arcat-sante.org/publi/docs/dossier176.pdf |
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